Mercedes-Benz : et si la Classe S avait été équipée d’un W18 ?

Imaginez un peu. Nous sommes en mars 1991, et Mercedes-Benz profite du Salon de Genève pour dévoiler sa dernière limousine : la W140. Derrière ce nom de code se cache la nouvelle génération de Classe S. Sous le capot de la luxueuse berline, plusieurs motorisations sont disponibles : 6 cylindres en ligne, V8, V12… Mais cela ne semble pas suffire aux ingénieurs de Mercedes qui étudient un W18 !

Aujourd’hui, voir qu’un constructeur envisageait un tel moteur fait doucement sourire tant celui-ci parait en totale incohérence avec les normes environnementales actuelles. Mais pourtant, ce projet est bel et bien dans les cartons de la firme de Stuttgart à l’aube des années 90. Bien que les Classe S héritent déjà du noble V12 de 6,0 litres, les ingénieurs veulent offrir plus à leur étendard. Ils planchent donc sur un bloc moteur encore plus délirant, encore plus extravagant, et encore plus imposant.

Mais pour comprendre le souhait de Mercedes de revenir sur le devant de la scène, retour quelques décennies en arrière. Au début des années 60, Mercedes présente la 600 (code W100). Jusqu’en 1981, cette auto au look statutaire fera la joie des grands de ce monde, politiques, dictateurs et riches industriels en tête. Fidel Castro, Mao Tse-tung, Pol Pot, Kim Il Sung, Saddam Hussein, Elvis Presley, John Lennon, Hugh Hefner, Coco Channel, Aristotle Onassis, Jack Nicholson et bien d’autres… Tous paradent dans la « meilleure voiture du monde ».

Si bien que dans les années 90, lorsque Mercedes pense à remplacer sa vieillissante W126, le constructeur allemand voit les choses en grand. Le 6 cylindres c’est bien. Le V8 c’est mieux, mais pas assez. La nouvelle génération de Classe S inaugure alors le V12 de 6.0 litres. Mais les ingénieurs vont encore plus loin, et commencent même à développer un W18. Pour gagner de la place, les 18 cylindres sont disposés en trois rangées. Si bien que le bloc ne doit pas être plus long que l’habituel 6 en ligne.

Deux versions de la 800 SEL sont étudiées. D’abord la « raisonnable » : 497 chevaux, 750 Nm de couple et 36 soupapes. Et la seconde, plus délurée : 689 chevaux, 800 Nm de couple et 90 soupapes ! De quoi en faire la voiture la plus puissante du monde à l’époque. Oui mais non, puisque la 800 SEL ne verra finalement jamais le jour…

Et inutile d’avoir l’âme d’un écolo pour comprendre pourquoi le moteur ne dépassera jamais le stade de projet.

Le mystérieux W18 est en réalité un assemblage de trois 6 cylindres à 75.5 degrés / Crédit : unknown

Raphaël Crabos

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